Sk8tember : suite et fin d’une trilogie épique

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« L’histoire est écrite par les vainqueurs. »

Sk8tember était en 2016 le premier rassemblement de skateboard et de wakeskate en France. Aujourd’hui le Price Money attire de plus en plus de challengers. Le phénomène a pris de l’ampleur et plusieurs centaines de personnes ont fait le déplacement pour assister au traditionnel choc des titans.  Le résultat final a fait l’effet d’une bombe et pourtant, il fallait en découdre. Retour sur cette journée incroyable.

Crédit photo : Germain Favre-Felix

Les riders étaient au garde-à-vous dimanche malgré une soirée animée la veille… Tous ont révisé leurs enchainements dès les premières lueurs du matin. Coté skateboard, les qualifications se déroulent sous forme de battle entre les 16 participants. Coté wakeskate, le format est revu pour inciter les 18 hommes à proposer une ligne spectaculaire : les obstacles représentent 50% de la note tandis que 40% sont dédiés aux tricks de flat et 10% à la composition du run. Chacun aura trois chances de s’exprimer.

Ce sont les filles et les kids qui lancent le contest de wakeskate tandis que se déroulent en amont les qualifications de skateboard sur la rive du Dock Trampoline. La chute entraine un « No Score » il faut d0nc rester concentrer et donner le meilleur de soi pour accéder aux phases finales. Aurélien Puits, Chef Juge et skateboarder, est assisté par le juge fédéral Charly Royer et par Ken Nadas, wakeskater et juge de Sk8tember depuis sa première édition.

À la grande surprise générale le niveau des filles et des kids monte d’un cran cette année et l’on commence à voir des enchainements intéressants : 3-shuv, big spin, body varial, front shuv, etc. Tout le monde reste abasourdi par la talentueuse Hélène Gerard qui concoure à la fois en wakeskate et en skateboard. Les deux gagnants du contest kids Gabin Alibert et Sam Da Costa sont invités à participer aux qualifications des adultes. Les kids sont également présents en skateboard grâce à la progéniture de la famille Roehrer, skateboarders de père en fils.

Crédit photo : Germain Favre-Felix

Crédit photo : Germain Favre-Felix

La météo est de notre coté et le soleil reste avec nous tout au long de la journée. Huit skateboarders et huit wakeskaters sont appelés pour la finale. Autre nouveauté cette année : pas de catégorie « pro » ou « amateur ». Les locaux sont donc propulsés sous les feux des projecteurs et apprécient cette opportunité défier leurs vedettes. Pendant les finales, la tension est palpable dans les deux camps. Coté skateboard, Hélène Gerard se rapproche dangereusement du podium et donc du Price Money. Elle avoue être terrorisée par la rampe qu’elle estime trop grande pour ses compétences. Elle se fait mentir en réalisant de superbes tricks mettant K.O. chacun de ses adversaires. Elle prendra finalement la troisième place derrière Jaja Bethouard et le prometteur Théo Mismetti.

Crédit photo : Germain Favre-Felix

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Coté wakeskate, comment départager tant de talent ? La présence de l’Allemand Ole Jacobs déstabilise le Jury. Il est celui qui réalise le meilleur run sur les obstacles. Il est cependant limité en flat et ne réalise pas de flip. Clément Depremonville est fidèle à lui même : sauvage et innovateur avec un flip on qui laisse sans voix malgré quelques fautes de précision. Maxime Giry réalise un run parfait et complet mais en termine avec une troisième place. C’est la déception pour notre poulain qui a tout donné lors de la finale. Les juges s’expliquent : « Nous avions des critères favorisant les modules, nous ne disposions pas de retours vidéo et les scores étaient très serrés. Il a fallu trancher et ça n’a pas été facile. »

Crédit photo : Germain Favre-Felix

Crédit photo : Germain Favre-Felix

On retiendra de Sk8tember que cette édition était de loin la plus réussie. L’évènement disparait pour renaitre de ses cendres en juin 2019 avec un nouveau nom, un format plus fun et toujours plus spectaculaire. Il ne s’agit pas ici d’être le meilleur mais d’être présent. Le skateboard et le wakeskate sont des sports destinés à une élite et peu médiatisés. Comment faire perdurer de tels sports sans l’enthousiasme du public et les parutions qui découleront de ce type de journée ? C’est là toute la volonté de Sk8tember : se rassembler, partager, vibrer. Et recommencer.

Crédit photo : Germain Favre-Felix

Un immense merci aux bénévoles du Poule Crew, aux juges, aux stagiaires et au staff pour leur travail. Merci aux sponsors pour leur soutien : Tatpa the Punchy Brand, Sooruz, ABS Annecy, Jart Skateboards, Pidivi Wakeskate, Montaz Sport, Sesitec, Dock Trampoline et Sowll. Merci également aux participants venus de la France entière, d’Allemagne et même de Nouvelle Calédonie pour ce jour si special. Merci aux Crazy Cat’s Cadillac Paradise et à Gentle Ink Tatoo pour leur présence ainsi qu’au photograhe Germ’ et au film maker Eric Giry de NCC Prod. Merci à Melchior Ravier pour les designs et le graphisme tout au long de l’event. C’est grâce à vous tous que la magie perdure.

Crédit photo : Germain Favre-Felix

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